Métabolisme
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Iode et métabolisme

La digestion : essentielle à notre santé

Notre corps a besoin d’un apport suffisant et régulier d’iode dans l’alimentation pour que la glande thyroïde puisse produire ses hormones vitales, la thyroxine qui se transforme triiodothyronine. Ces hormones régulent l’ensemble du métabolisme et du métabolisme de base.

Lorsque la thyroïde est épuisée les symptômes sont : frilosité, gain de poids, perte de cheveux, manque d’énergie (plus prononcé au lever) et besoin de plus de sommeil. Chez les enfants, une légère hypothyroïdie peut ralentir le développement physique et mental. Chez les personnes âgées, l’hypothyroïdie peut être prise à tort pour une dépression ou un état de grande fatigue dû au vieillissement.

 

La glande thyroïde

 

La thyroïde, qui n’a que la taille d’une noix et qui est située juste sous le larynx, est la plus grande glande hormonale de l’être humain. En forme de papillon, la thyroïde est située sous le larynx, devant la trachée. Ses lobes gauche et droit sont reliés par une bande étroite (isthme).

Les hormones qu’elle produit influencent la division et la croissance des cellules et participent à de nombreux processus biologiques. Elles régulent l’activité cardiaque, la température corporelle, la circulation sanguine, le métabolisme et le système nerveux. Chez l’enfant, elles assurent une croissance saine et le développement du cerveau.

Pour que cet organe fonctionne correctement, il a surtout besoin d’iode. Le corps ne peut pas le produire lui-même, il faut donc l’apporter par l’alimentation. Il est recommandé aux adultes de consommer environ 200 microgrammes par jour, ce qui correspond à deux repas de poisson de mer par semaine, au minimum.

 

Les hormones thyroïdiennes

 

La tâche principale de la glande thyroïde consiste à stocker l’iode et à produire l’hormone iodée thyroxine, en abrégé T4. Dans le sang, la thyroxine est transformée en triiodothyronine (T3). Dans la circulation sanguine, la T3 et la T4 sont en grande partie liées aux protéines sanguines. En cas de besoin, de la T4 libre (fT4) et de la T3 libre (fT3) sont produites, c’est-à-dire non liées aux protéines. Seule une infime partie (moins de 1%) est présente librement dans le sérum sanguin et agit activement sur les organes et le corps.

La formation des hormones thyroïdiennes est régulée par l’hypothalamus (partie du diencéphale, un centre de contrôle important) et l’hypophyse (glande pituitaire) qui lui est reliée. L’hypothalamus sécrète l’hormone TRH (thyrotropine releasing hormone), qui stimule la libération de TSH dans l’hypophyse. TSH est l’abréviation de Thyroidea-stimuling hormone, c’est-à-dire l’hormone qui stimule la thyroïde. La sécrétion de TSH est à son tour déterminée par la quantité d’hormones thyroïdiennes T4 et T3 dans le sang. S’il y en a trop, la sécrétion de TSH est réduite, s’il y en a trop peu, elle est stimulée.

Les parathyroïdes correspondent aux quatre glandes de la taille d’une lentille situées à l’arrière de la thyroïde. L’hormone qu’elles produisent régule l’équilibre du calcium et du phosphate. Une carence en sélénium, en fer, en zinc et en vitamine A peut avoir une influence négative sur le métabolisme de l’iode. Ces substances vitales ne devraient toutefois être prises en complément qu’après une carence constatée par un médecin.

 

L’hypothyroïdie et la carence d’iode

 

Si une carence extrême en iode entraîne un manque d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie, Hypo = trop bas, thyroïde = glande thyroïde), cela se traduit d’abord chez l’adulte par une perturbation du bien-être, un manque de motivation, de concentration et une sensation de froid persistante.

D’autre symptômes courants sont la prise de poids, l’assèchement et le palissement de la peau, la perte de cheveux, une digestion perturbée, une fatigue physique et mentale, des troubles du sommeil et un état dépressif, voire une stérilité chez l’homme et la femme.

L’hypothyroïdie a aussi pour effet de diminuer la résistance aux infections.

 

Aliments contenant de l’iode

 

Tout ce qui provient de la mer est riche en iode. Un repas de poisson peut, selon le type de poisson et la taille de la portion, couvrir l’apport recommandé en iode pour plus d’une journée. Il est donc recommandé de prendre un repas à base de poisson (de mer) deux fois par semaine.

Le sélénium est également important pour la thyroïde. Ce n’est qu’avec son aide que les hormones produites par cet organe deviennent actives dans le corps. Le sélénium se trouve par exemple dans les noix du Brésil, les flocons d’avoine, les champignons, les lentilles, les brocolis, les asperges, le chou blanc, les œufs, la viande, les abats et le poisson.

 

Remèdes naturels et hypothyroïdie

 

Élaboré à partir de l’algue marine Kelp, riche en Iode, le Kelpasan d’A.Vogel, aide à prévenir les cas d’hypothyroïdie associés à la carence de cet oligo-élément.

Afin de ne pas risquer de dépasser l’apport journalier maximal en iode, nous vous recommandons d’éviter la consommation d’algues séchées ou d’algues d’origine inconnue lorsque vous consommez ce complément alimentaire. Consultez votre médecin traitant pour vous assurer que ce complément est adapté pour vous.

 

Autres suggestions en cas d’hypothyroïdie

 

Pour tous les problèmes de thyroïde, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière, en particulier un sport d’endurance. Cela permet de lutter naturellement contre le surpoids, les troubles du sommeil, les humeurs dépressives et de nombreux autres symptômes.


Écrit par Lisa WOLFF


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