Ménopause
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Est-ce la ménopause ou des problèmes de thyroïde ?

Les signes de la ménopause

Un pouls accéléré, une prise de poids soudaine, des troubles du sommeil, un manque d’énergie – lorsque les femmes de 45 ou 50 ans constatent de tels symptômes, elles pensent souvent qu’il s’agit de la ménopause. Or, de tels troubles peuvent être dus au fonctionnement de la thyroïde. Un examen chez le médecin permet d’y voir plus clair. – Annette Willaredt

La thyroïde est certes un organe très petit, mais elle est fondamentale. Cette glande en forme de papillon est située sous le larynx. Elle produit des hormones qui contrôlent de nombreuses fonctions corporelles importantes. Il s’agit notamment de la consommation d’oxygène par les cellules, du métabolisme des graisses, des glucides et des protéines, du système cardiovasculaire, de la digestion ainsi que du travail des nerfs et des muscles. Chez les enfants, les hormones thyroïdiennes guident le développement physique et mental.

Cet organe joue également un rôle décisif dans le bien-être psychique. Pour produire ces hormones, la thyroïde a besoin d’iode. Cet oligo-élément doit être apporté en quantité suffisante par l’alimentation. Si ce n’est pas le cas, des modifications pathologiques de la glande peuvent survenir. En effet, la carence en iode est une cause fréquente de maladie de la thyroïde. Si la glande ne dispose pas de suffisamment de cet oligo-élément, elle s’agrandit et un goitre peut se former au niveau du cou.

Les inflammations et les processus auto-immuns jouent également un rôle dans les problèmes de la thyroïde. Il est important de savoir que les troubles de la thyroïde augmentent avec l’âge. Selon les estimations, une personne sur trois de plus de 45 ans est concernée. Ce que vous croyez être des symptômes de la ménopause, peut alors bien correspondre aux signes d’une hypothyroïdie, par exemple.

 

Les troubles de la thyroïde et leurs signes

 

Les troubles de la thyroïde se répartissent en deux grands groupes : En cas d’hypothyroïdie, trop peu d’hormones sont produites. En cas d’hyperfonctionnement (hyperthyroïdie), il y a trop d’hormones.

Les deux maladies ont des signes typiques. Ils ne se manifestent toutefois pas forcément tous chez chaque patiente.

Dans le cas de l’hypothyroïdie, il s’agit notamment de :

• fatigue
• perte d’appétit
• prise de poids
• peau sèche
• constipation
• perte de cheveux
• une sensibilité au froid et des frissons fréquents
• un ralentissement du rythme cardiaque
• une rétention d’eau accrue
• des troubles du métabolisme des graisses
• un épuisement
• des difficultés à démarrer le matin
• des états dépressifs

En cas d’hyperthyroïdie, ce sont :

• agitation et nervosité
• hyperactivité
• troubles du sommeil, dont les insomnies
• transpiration rapide et fréquente
• irrégularités du rythme cardiaque (arythmie)
• accélération du pouls
• tremblements
• faiblesse musculaire
• selles fréquentes ou même diarrhée
• hypertension artérielle
• fort appétit et pourtant perte de poids
• perte de cheveux
• troubles menstruels, comme des saignements irréguliers ou douloureux
• troubles de la concentration

A ne pas confondre avec les signes de ménopause, qui dans la plupart de cas se ressemblent à ceci :

• bouffées de chaleur accompagnées de sueurs
• peau sèche
• troubles du sommeil
• prise de poids
• à la préménopause, des troubles menstruels avec saignements irréguliers et/ou douloureux
• fatigue
• agitation et nervosité
• perte de cheveux
• irritabilité
• humeurs dépressives
• troubles de la mémoire
• troubles de la concentration
• troubles du métabolisme des lipides (prise de poids)
• sécheresse vaginale
• troubles digestifs comme les ballonnements ou la constipation

 

Bien classer les troubles

 

Il est intéressant de noter que les troubles les plus fréquents liés à la ménopause se recoupent avec les symptômes de l’hyperthyroïdie et de l’hypothyroïdie. Il n’est donc pas facile pour les femmes de classer correctement leurs symptômes. Le meilleur moyen est de consulter un médecin. Une analyse de sang permet de déterminer rapidement s’il y a une carence ou un excès d’hormones thyroïdiennes.

En cas d’hypothyroïdie, les hormones manquantes sont généralement remplacées par la prise quotidienne de comprimés de L-thyroxine de synthèse. En cas d’hyperthyroïdie, on utilise souvent des médicaments dits thyréostatiques qui inhibent la production d’hormones. Le traitement médicamenteux n’est pas toujours suffisant. En cas d’hypertrophie importante de la thyroïde, un traitement à l’iode ou une opération peuvent également être envisagés.

 

Maintenir la thyroïde en bonne santé

 

Pour que ce petit organe fonctionne correctement, il a surtout besoin d’iode. Le corps ne peut pas le produire lui-même, il faut donc l’apporter par l’alimentation. Il est recommandé aux adultes de consommer environ 150 à 200 microgrammes par jour. Il est donc recommandé d’utiliser du sel de cuisine iodé.

Tout ce qui provient de la mer est également riche en iode. Deux repas de poisson de mer par semaine contribuent largement à un bon apport. Il en va de même pour les algues, par exemple dans les sushis.

Le sélénium est également important pour la thyroïde. Ce n’est qu’avec son aide que les hormones produites par cet organe deviennent actives dans le corps. Le sélénium se trouve par exemple dans les noix du Brésil, les flocons d’avoine, les champignons, les lentilles, les brocolis, les asperges, le chou blanc, les œufs, la viande, les abats et le poisson.

 

Prévenir les maladies auto-immunes

 

Des recherches récentes montrent que certains facteurs environnementaux et de style de vie ont une influence sur l’apparition des maladies auto-immunes.

Il est possible d’agir à titre préventif. Il est conseillé d’éviter le stress, de ne pas fumer (des études indiquent que la fumée de cigarette contient des substances qui bloquent l’absorption de l’iode par la thyroïde) et de veiller à un bon apport en sélénium. En outre, le système immunitaire doit être maintenu en forme grâce à une alimentation riche en vitamines et équilibrée et à une activité physique régulière.

 

Le Kelp, complément pour la thyroïde

 

Élaboré à partir de l’algue marine Kelp, riche en iode, le complément Kelpasan d’A.Vogel, aide à prévenir les cas d’hypothyroïdie associés à la carence de cet oligo-élément.

Afin de ne pas risquer de dépasser l’apport journalier maximal en iode, nous vous recommandons d’éviter la consommation d’algues séchées ou d’algues d’origine inconnue lorsque vous consommez ce complément alimentaire. Consultez votre médecin traitant pour vous assurer que ce complément est adapté pour vous.

 

Des remèdes naturels pour vous aider à vous détendre

 

Si vous êtes trop agitée pendant la journée ou si vous avez du mal à vous endormir, les solutions à base d’extraits de plantes fraîches (EPF) peuvent aider à vous apaiser avant le coucher. On peut citer les produits à base de valériane ou de passiflore, voire un complexe valériane/houblon.


Écrit par Lisa WOLFF


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