Digestion
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Digestion et vitalité : pourquoi tout commence dans notre assiette

Lorsque nous manquons d'énergie, notre premier réflexe est souvent de chercher une solution extérieure : un café supplémentaire, un complément alimentaire, une vitamine ou un stimulant

Pourtant, dans bien des cas, la véritable question est ailleurs.

Notre organisme est-il capable de tirer pleinement profit de ce que nous lui apportons ?

En naturopathie, la digestion est considérée comme l’un des piliers de la santé. Car ce n’est pas ce que nous mangeons qui nourrit réellement notre corps, mais ce que nous sommes capables de digérer, d’assimiler et de transformer en énergie.

Nous avons invité dans cet article Frédérique Martin, présidente du Centre de Formation en Naturopathie Énergétique (www.lecfne.com), à nous parler de la vitalité commence bien souvent… dans notre assiette !


Sommaire : 

  1. La digestion : le premier consommateur d’énergie de notre organisme
  2. Nous ne sommes pas ce que nous mangeons…
  3. Le grignotage : une fatigue que l’on ne soupçonne pas
  4. Respecter les temps de digestion
  5. Bien manger, c’est aussi bien manger… dans de bonnes conditions

La digestion : le premier consommateur d’énergie de notre organisme

Nous oublions souvent que digérer est un travail considérable.

À chaque repas, notre organisme mobilise une quantité importante d’énergie pour :

  • produire des enzymes digestives ;
  • sécréter les sucs gastriques ;
  • faire progresser les aliments tout au long du tube digestif ;
  • absorber les vitamines, les minéraux, les protéines, les lipides et les glucides ;
  • éliminer ce qui ne sera pas utilisé.

Pendant plusieurs heures, une grande partie de notre énergie est consacrée à cette mission.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous pouvons ressentir une baisse de vigilance après un repas trop copieux : le corps concentre ses ressources sur la digestion.

Lorsque celle-ci est efficace, cette énergie investie est largement compensée par les nutriments assimilés.

En revanche, lorsque l’alimentation est déséquilibrée, que les repas sont trop lourds ou que la digestion est perturbée, l’organisme dépense beaucoup… sans forcément récupérer toute l’énergie qu’il devrait. À long terme, cette situation peut contribuer à une fatigue chronique.

Nous ne sommes pas ce que nous mangeons…

…nous sommes ce que nous assimilons.

Deux personnes peuvent partager exactement le même repas et pourtant ne pas en retirer les mêmes bénéfices.

Pourquoi ? Parce que leur terrain est différent. Le stress, le manque de sommeil, certains déséquilibres du microbiote, une mastication insuffisante ou encore des repas pris dans la précipitation peuvent diminuer les capacités digestives.

Depuis plus de quinze ans, dans son activité de naturopathe, Frédérique Martin observe que beaucoup de personnes cherchent à retrouver leur énergie en ajoutant toujours plus de compléments alimentaires.

Pourtant, avant même de parler de vitamines, de plantes ou d’oligoéléments, Frédérique commence presque toujours par s’intéresser à leur digestion. Car si l’organisme assimile mal les nutriments, même la meilleure alimentation ou les meilleurs compléments ne pourront jamais exprimer tout leur potentiel.

C’est cette approche globale que Frédérique Martin transmet également depuis plus de huit ans au sein du CFNE – Centre de Formation en Naturopathie Énergétique, où les élèves apprennent avant tout à comprendre le fonctionnement du corps humain et le terrain de chaque personne.

Phytothérapie

Le grignotage : une fatigue que l’on ne soupçonne pas

Le grignotage est devenu une habitude très fréquente.

Un bonbon. Un carré de chocolat. Quelques biscuits. Une poignée d’amandes. Ou même… un simple chewing-gum.

Beaucoup pensent que ces petites prises alimentaires sont sans conséquence.

En réalité, dès que nous mettons quelque chose en bouche, notre cerveau envoie immédiatement un signal à tout le système digestif :

  1. La salive augmente.
  2. L’estomac commence à sécréter ses sucs digestifs.
  3. Le pancréas et les intestins se préparent.
  4. L’organisme considère qu’un nouvel apport alimentaire est en train d’arriver.

Or, si la digestion du repas précédent n’est pas totalement terminée, ce nouveau signal vient interrompre le processus en cours.

Le système digestif doit alors s’adapter en permanence, relancer certaines étapes et maintenir une activité quasi continue.

Autrement dit, il ne bénéficie jamais d’un véritable temps de repos.

Même un chewing-gum peut déclencher cette réponse physiologique.

Bien qu’il apporte très peu de calories, le simple fait de mâcher stimule la salivation et prépare l’ensemble de l’appareil digestif comme si un repas allait être consommé.

Le corps se met au travail… alors qu’il n’a finalement presque rien à digérer.

À force de répéter ce mécanisme plusieurs fois par jour, l’organisme consacre une partie de son énergie à une digestion qui n’est jamais réellement terminée. C’est d’ailleurs l’un des premiers conseils que Frédérique donne en consultation.

De nombreuses personnes constatent qu’en espaçant simplement leurs repas et en limitant le grignotage, leur digestion devient plus confortable et leur niveau d’énergie s’améliore progressivement.

Femme qui mange devant son ordinateur

Respecter les temps de digestion

Notre organisme fonctionne selon des rythmes naturels.

Entre deux repas, il ne reste pas inactif :

  1. Il poursuit l’assimilation des nutriments.
  2. Il régule la glycémie.
  3. Il trie ce qui doit être utilisé ou éliminé.
  4. Il active également un mécanisme peu connu appelé complexe moteur migrant, parfois surnommé le « balai naturel » de l’intestin.

Entre deux repas, ce système permet de nettoyer progressivement le tube digestif en éliminant les résidus alimentaires et en limitant la prolifération excessive de certaines bactéries.

Lorsque nous mangeons en permanence, ce mécanisme est interrompu avant d’avoir pu accomplir son travail.

Laisser plusieurs heures entre les repas, lorsque cela est compatible avec sa situation personnelle, permet donc au système digestif de fonctionner de manière plus harmonieuse.

Bien manger, c’est aussi bien manger… dans de bonnes conditions

La qualité des aliments est importante.

Mais notre manière de manger l’est tout autant.

Quelques habitudes simples peuvent profondément améliorer la digestion :

  • prendre le temps de s’installer pour manger ;
  • mâcher lentement ;
  • éviter les repas pris devant un écran ou dans le stress ;
  • respecter autant que possible des horaires réguliers ;
  • limiter le grignotage ;
  • boire principalement entre les repas plutôt qu’en très grande quantité pendant le repas ;
  • écouter sa sensation de satiété.

Ces gestes paraissent simples.

Pourtant, ils représentent souvent les premiers changements qui améliorent durablement le confort digestif.

Une alimentation vivante pour soutenir la vitalité

Une alimentation variée, riche en aliments peu transformés, fournit naturellement les nutriments dont notre organisme a besoin.

Les légumes, les fruits de saison, les bonnes sources de protéines, les légumineuses, les oléagineux, les bonnes huiles végétales ou encore les céréales complètes lorsqu’elles sont bien tolérées participent à cet équilibre.

En naturopathie, l’objectif n’est pas de suivre un régime strict.

Il s’agit avant tout de respecter le terrain de chacun, son mode de vie, son âge, son activité et ses besoins.

Femme qui mange une noix

Les approches naturelles pour accompagner la digestion

Lorsque cela est nécessaire, certaines approches naturelles peuvent soutenir les fonctions digestives.

Selon les besoins de chacun, il est possible d’avoir recours :

  • aux plantes digestives comme le fenouil, l’artichaut, la mélisse ou la menthe ;
  • à certaines huiles essentielles utilisées avec les précautions nécessaires ;
  • aux probiotiques et prébiotiques afin de soutenir l’équilibre du microbiote ;
  • à une meilleure gestion du stress, qui influence directement la digestion ;
  • à une activité physique régulière favorisant le transit et la circulation.

L’objectif n’est jamais de masquer un symptôme, mais de créer les meilleures conditions possibles pour que l’organisme retrouve son équilibre.


Comprendre son organisme pour retrouver durablement son énergie

Au fil des années, Frédérique Martin a constaté qu’il n’existe pas de solution miracle pour retrouver sa vitalité. En revanche, il existe une multitude de petits changements qui, associés les uns aux autres, peuvent transformer durablement notre bien-être.

En conclusion, manger des aliments de qualité est essentiel. Mais apprendre quand manger, comment manger et laisser à son organisme le temps de digérer l’est tout autant. Ces habitudes simples représentent souvent les premières étapes vers une meilleure santé.

C’est cette vision globale que Frédérique Martin développe depuis plus de quinze ans dans sa pratique et qu’elle transmet aujourd’hui au CFNE – Centre de Formation en Naturopathie Énergétique.

À travers ses formations, nous apprenons à comprendre le fonctionnement du corps humain, à respecter le terrain de chacun et à utiliser les approches naturelles avec discernement.

Car avant de chercher le bon produit ou le complément idéal, il est souvent plus utile de comprendre pourquoi notre organisme fonctionne ainsi.

Cette connaissance permet de devenir pleinement acteur de sa santé et de construire un bien-être durable, fondé sur la compréhension plutôt que sur la recherche de solutions ponctuelles.


Écrit par annelaure


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